Archive | août, 2017

Dannemarie : trop c’est trop !

Dannemarie : trop c’est trop !

Cela en est de trop pour le Maire de Dannemarie, Paul Mumbach, qui se voit de nouveau « attaquer » au Tribunal Administratif pour non exécution de l’injonction à enlever les silhouettes à Dannemarie !

Alors que l’affaire initiale doit être jugée très certainement la semaine prochaine au Conseil d’Etat, la ville de Dannemarie doit donc maintenant faire face à cette nouvelle plainte.

Publication du Maire de Dannemarie sur son compte facebook :

« ALERTE…. Ca commence à bien faire ! Nouvelle attaque au Tribaul Administratif pour non exécution de l’injonction à enlever les silhouettes à Dannemarie…
Alors qu’il n’y a plus rien sur le domaine public.
Cette fois c’est la liberté individuelle qui est attaquée !
Trop c’est trop ! »

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Dannemarie : le Maire contre-attaque !

Dannemarie : le Maire contre-attaque !

Suite à la décision du Tribunal Administratif (au motif d’atteinte grave et manifestement illégale au principe d’égalité entre les hommes et les femmes et à la dignité de la personne humaine), la commune de Dannemarie a huit jours pour retirer toutes les silhouettes de femmes sous peine de 500 euros d’astreinte par jour de retard.

La commune de Dannemarie a décidé de faire appel.

Sur son compte facebook, le Maire de Dannemarie, Paul Mumbach, a publié un communiqué :

« Concerne : Panneaux « Année de la femme à Dannemarie »

A la requête de l’Association « Les effronté-e-s », le Tribunal Administratif de Strasbourg a condamné la Commune et son Maire à retirer la totalité des panneaux disposés dans la Ville.
La commune a fait valoir son droit d’appel de cette décision auprès du Conseil d’Etat à Paris.
Dans cette affaire plusieurs points sont litigieux et méritent une révision.
Sur la forme :
Comment une Présidente d’association peut-elle agir en justice sans délégation, soit donnée par ses Statuts, soit par une assemblée générale ?
C’est un des points fondamentaux pour toute action en justice qui ne peut être ignoré même en cas d’urgence !
Sur le fond :
Le juge établit une hiérarchie dans les libertés fondamentales, entre la liberté d’expression, la liberté artistique et le principe d’égalité hommes-femmes. Il décrète que cette dernière dépasse toutes les autres et que la non application de la loi de 2014 cause un trouble à l’ordre public (Atteinte à la dignité et stéréotypes sexistes)
Et cela pour toutes les 125 figurines sans exception (donc un soulier à talon, un chapeau, un sac, Betty Boop, est un trouble à l’ordre public) !
Et donc il ne peut plus y avoir d’activité artistique sans une égalité homme-femme.
Cette décision est très grave et fait un retour en arrière de plusieurs dizaines d’années car comment faire une exposition publique en sélectionnant les artistes et leurs œuvres sur ce critère ?
La Vénus de Milo, la Liberté peinte par E Delacroix, les expositions que nous voyons aujourd’hui à NICE, ANTIBES, MULHOUSE c’est terminé !
Le Louvre et ses peintures c’est terminé !
Pire encore, les Mariannes dans les Mairies du type Laetitia Casta relativement dénudées c’est terminé, au grenier …
A quand le retour de la censure y compris de la presse car elle fut citée dans ce dossier ?
Nous ne pouvons évidemment pas être d’accord avec cette interprétation rétrograde et contraire à la cause des femmes.
Nous continuons à défendre et promouvoir le rôle des femmes dans notre société mais de façon concrète et tous les jours, pas seulement en philosophant lors d’un procès.
Et comme le disait Nelson Mandela : La liberté ne peut se négocier, la liberté partielle n’existe pas !
Vive les femmes, toutes les femmes, elles sont l’avenir de l’homme signé Jean Ferrat, mais il faut que je m’arrête je fais du sexisme… »

Affaire… toujours à suivre !

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Dannemarie : Mobilisation générale !

Dannemarie : Mobilisation générale !

Sur son compte facebook, le Maire de Dannemarie, Paul Mumbach lance un appel à la mobilisation générale !

En effet, il déclare :
« Les pseudos féministes nous attaquent au Tribunal administratif pour nous forcer à démonter nos panneaux de l’année de la femme. Nous allons résister ! »

Ci-dessous le communiqué de presse du 4 août des effronté-e-s 67 ; Françoise Bey, adjointe au maire de Strasbourg en charge de la mise en œuvre de la politique municipale en faveur des droits des femmes et de l’égalité de genre ; Osez Le Féminisme! 67 ; La Nouvelle Lune ; le CDOF ; Ingeborg Kraus, psychothérapeute et spécialiste en Psychotraumatologie ; la BAS (Brigade Anti-Sexiste)

POUR LE RETRAIT DES PANNEAUX SEXISTES DE LA VILLE DE DANNEMARIE

« Nous, militantes associatives qui luttons au quotidien pour une juste représentation des femmes dans l’espace public et contre les stéréotypes de genre qui ne cessent de nous réduire à des ménagères, des consommatrices frivoles ou des objets sexuels, réclamons le retrait des panneaux sexistes installés dans le cadre de l’ « Année de la femme » par la mairie de Dannemarie.

Ces panneaux représentent des personnages féminins faisant du shopping, enceintes ou en positions pour le moins lascives, qui nous réduisent une fois de plus, et de trop, à des objets sexualisés ou renvoyés à la sphère domestique.

De par leur caractère éminemment discriminatoire, ces panneaux véhiculent un discours normatif et prescriptif aux femmes qui subissent déjà un matraquage d’injonctions émanant de la publicité. Qu’une commune, institution dont l’objectif est la réalisation de l’intérêt général, participe à ce discours et mette à contribution l’argent public à son service est inadmissible. Nous nous plaignons justement, depuis plusieurs jours, que des coupes budgétaires réduisent du quart l’argent public dédié aux droits des femmes, ce n’est pas pour qu’en plus il soit investi au service du sexisme !

On nous a répondu, à la Mairie de Dannemarie, que la créatrice s’est contenté de faire une recherche sur internet pour trouver des silhouettes de femmes, qu’elle a ensuite repeintes. Nous vous le confirmons. Du fait de la société machiste où nous vivons, nous ne tombons pas sur les mêmes silhouettes selon si on tape « silhouette femme » (effets de hanche systématiques, sexualisation) ou « silhouette homme » dans la barre d’un moteur de recherche. Il aurait fallu s’en émouvoir, plutôt que de s’en servir !

C’est pourquoi les effronté-e-s Strasbourg, soutenues par les autres membres signataires de ce communiqué, saisissons le Tribunal Administratif par référé-liberté afin de demander le retrait immédiat de ces panneaux pour atteinte à la dignité humaine et organiserons prochainement des actions de sensibilisation positive dans la ville de Dannemarie. »

Une chose est sûre c’est que les dannemariens ne se laisseront pas faire et seront soudés derrière le premier magistrat de la ville !

Affaire à suivre…

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