Dannemarie : le Maire contre-attaque !

Suite à la décision du Tribunal Administratif (au motif d’atteinte grave et manifestement illégale au principe d’égalité entre les hommes et les femmes et à la dignité de la personne humaine), la commune de Dannemarie a huit jours pour retirer toutes les silhouettes de femmes sous peine de 500 euros d’astreinte par jour de retard.

La commune de Dannemarie a décidé de faire appel.

Sur son compte facebook, le Maire de Dannemarie, Paul Mumbach, a publié un communiqué :

« Concerne : Panneaux « Année de la femme à Dannemarie »

A la requête de l’Association « Les effronté-e-s », le Tribunal Administratif de Strasbourg a condamné la Commune et son Maire à retirer la totalité des panneaux disposés dans la Ville.
La commune a fait valoir son droit d’appel de cette décision auprès du Conseil d’Etat à Paris.
Dans cette affaire plusieurs points sont litigieux et méritent une révision.
Sur la forme :
Comment une Présidente d’association peut-elle agir en justice sans délégation, soit donnée par ses Statuts, soit par une assemblée générale ?
C’est un des points fondamentaux pour toute action en justice qui ne peut être ignoré même en cas d’urgence !
Sur le fond :
Le juge établit une hiérarchie dans les libertés fondamentales, entre la liberté d’expression, la liberté artistique et le principe d’égalité hommes-femmes. Il décrète que cette dernière dépasse toutes les autres et que la non application de la loi de 2014 cause un trouble à l’ordre public (Atteinte à la dignité et stéréotypes sexistes)
Et cela pour toutes les 125 figurines sans exception (donc un soulier à talon, un chapeau, un sac, Betty Boop, est un trouble à l’ordre public) !
Et donc il ne peut plus y avoir d’activité artistique sans une égalité homme-femme.
Cette décision est très grave et fait un retour en arrière de plusieurs dizaines d’années car comment faire une exposition publique en sélectionnant les artistes et leurs œuvres sur ce critère ?
La Vénus de Milo, la Liberté peinte par E Delacroix, les expositions que nous voyons aujourd’hui à NICE, ANTIBES, MULHOUSE c’est terminé !
Le Louvre et ses peintures c’est terminé !
Pire encore, les Mariannes dans les Mairies du type Laetitia Casta relativement dénudées c’est terminé, au grenier …
A quand le retour de la censure y compris de la presse car elle fut citée dans ce dossier ?
Nous ne pouvons évidemment pas être d’accord avec cette interprétation rétrograde et contraire à la cause des femmes.
Nous continuons à défendre et promouvoir le rôle des femmes dans notre société mais de façon concrète et tous les jours, pas seulement en philosophant lors d’un procès.
Et comme le disait Nelson Mandela : La liberté ne peut se négocier, la liberté partielle n’existe pas !
Vive les femmes, toutes les femmes, elles sont l’avenir de l’homme signé Jean Ferrat, mais il faut que je m’arrête je fais du sexisme… »

Affaire… toujours à suivre !

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